dimanche, 22 October 1989 21:24

Yerma

une pièce de Federico Garcia  Lorca      mise en scène par  Irène Chalkia

 

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Représentations
au Centre Culturel Jacques Frank Janvier 1989

le metteur en scène

La pièce

Résumé de la pièce

La mort nous guette partout : dans la nuit au clair de lune, lorsque l'amour se dérobe furtivement sous les bras des amoureux, dans le regard d’un ami qui s'éteint un jour, dans le silence de la conscience profonde d’un être proche qui s’éloigne...

Mais la vie bat son plein dans la lumière du jour à la rivière. L’eau est fécondité, symbole maternel, sécurité (l'eau matricielle), accès à l’universel ; mais aussi joie, fraîcheur, cours naturel et vivant des choses.

La vie en société est créatrice et destructrice en même temps. La solitude régénère les désirs et les aspirations inavouées, mais le regard collectif des autres est catalyseur des obsessions et des rêves obscurs.

Pourrait-on ainsi résumer cette pièce de Garcia Lorca dans laquelle le poète ose, en toute liberté, se pencher et regarder dans l'abîme qui sépare les deux mondes de l'existence humaine, à savoir le masculin et le féminin?

Chaud et froid, sec et humide, rouge, noir et blanc, lumière joyeuse et nuit profonde, telles semblent être les températures et les couleurs de cette dramaturgie qui s'inscrit - à juste titre - dans la tradition de la tragédie grecque.

Yerma n’est pas un drame familial, loin de là : c’est une tragédie, parce que la société - par la présence des chœurs que nous avons accentuée - est aussi importante que le noyau familial qui supporte le poids de la tension dramatique. La société, en tant que voix et regard collectifs (les chœurs) ou par ses modèles de vie individuels (Maria, Victor, la Vieille, Dolorès et la "Folle") déclenche et nourrit le conflit dans le couple.
La mort de Juan n’est pas un meurtre habituel. C'est un sacrifice "moderne" dans un espace sacralisé par la danse des pèlerins autour du couple archétypal du Mâle et de la Femelle.
Et le prêtre-sacrificateur est Yerma, la femme stérile, celle que la société calomnie et condamne, parce que non conforme à l’image socialement établie et "agréée" de la femme-mère ...

Que dire de plus ? Combien ce problème et cette image de la société espagnole des années 1930 touche notre cœur, par sa poésie et sa vérité, et nous concerne, même en 1989, nous animateurs et vous spectateurs du grand théâtre européen.


 

 

 

 

 Distribution

 

 Technique

 

Video

 

   
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Rita Sallustio:
Yerma
 
Georges Strongylis :
Juan
 
Anna-F Van Durmen:           
Maria
 
S. Papastathopoulos:    
Victor
 
Graziella Silvò:                     
La vieille
 
Ortensia Semoli-Hick:
1° jeune femme
 
Nadine Rodilla:
2° jeune femme
 
Les Lavandières:
   
Dora Avlonitou
Gisela Bierschwale
M. De Decker
Carla Rinaldin
Nadine Rodilla
O. Semoli-Hick
 
Les Belles soeurs:
   
Annie Paties
Efigenia Torcoletti
 
Marie Müller:                       
Dolores
 
Marianne De Decker:            
Une vieille
 
Carla Rinaldin:                     
Une vieille
 
Les deux inconnus:
Danielle De Smedt
Antonio Fabbri
 
Gisela Bierschwale:
1° femme
 
Carla Rinaldin:
2° femme
 
Daniel-D. Gonzalez:        
Un enfant
 
Danielle De Smedt:              
La Femelle
 
Antonio Fabbri:                  
Le Mâle
 
Gérard Emion:                     
1°homme
 
Aloysius Willekens:               
2°homme
 
Choeurs:
 
Dora Avlonitou
M. De Decker
Danielle De Smedt
Marie Müller
Carla Rinaldin
Gisela Bierschwale
Nadie Rodilla
O. Semoli-Hick
A-F Van Durmen

 

 
Mise en Scène:
Irene Chalkia
 
Lumière:
 
 
Sons:
 
 
Décors:
Nicole Lenoir
 
Costumes:
 
 
Affiche:
 
Programme:
 
 


 


 
 
 

 

 

 

 

 

 

         

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Photos

 

 

 

Yerma (9)
Yerma (9) Yerma (9)

 

 

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